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Brevo gratuit : limites, logo et cadre légal des envois

En bref

Brevo est un service d'e-mailing (anciennement Sendinblue) qui propose une formule gratuite. Sa page tarifs (octobre 2026) la présente comme « gratuite pour toujours », sans carte bancaire, et sa FAQ indique jusqu'à 300 e-mails par jour. Le retrait du logo « Envoyé par Brevo » figure parmi les fonctions des formules payantes. La page ne chiffre aucun plafond de contacts pour le gratuit : vérifiez ce point avant d'importer votre liste. Brevo convient à qui démarre une newsletter ou des envois de petite taille et veut un éditeur français. Il convient moins à qui dépasse vite 300 messages par jour ou veut retirer la marque sans payer. Quel que soit l'outil, la CNIL impose un cadre : consentement préalable pour les particuliers et désinscription simple.

Pour qui : créateurs de newsletters, petites associations, indépendants, boutiques qui démarrent. Pas pour qui : envois de masse quotidiens, ou ceux qui veulent des e-mails sans la marque du fournisseur sans payer.

À quoi sert Brevo ?

Brevo sert à envoyer des e-mails à une liste de contacts : newsletters, annonces, séquences automatiques. Il propose aussi des fonctions de CRM et de SMS. Pour un usage de base, vous importez ou collectez des adresses, vous créez un message avec un éditeur, vous l'envoyez ou le programmez, puis vous lisez les statistiques d'ouverture et de clic.

Son nom reste une source de confusion : Sendinblue est devenu Brevo. Les anciens tutoriels et les anciens prix portent l'ancien nom.

Capture de brevo.com : page d'accueil brevo.com/fr, bloc de présentation des fonctions d'e-mailing et d'automatisation
Capture de brevo.com, relevée le 20 octobre 2026. Lien partenaire.

Quel vocabulaire connaître pour envoyer des e-mails ?

  • Délivrabilité : la capacité de vos messages à arriver dans la boîte de réception plutôt qu'en courrier indésirable.
  • Rebond : un message qui n'arrive pas, parce que l'adresse n'existe plus ou que la boîte est pleine.
  • Désinscription : le geste par lequel un destinataire refuse de recevoir vos prochains messages. Elle doit être simple.
  • Segmentation : le découpage de votre liste en groupes (clients, prospects, lecteurs) pour adresser le bon message à chacun.
  • Authentification du domaine : un réglage technique qui prouve que vous avez le droit d'envoyer au nom de votre domaine. L'outil vous guide en général dans cette étape.

Que permet la formule gratuite de Brevo ?

Source : page tarifs de Brevo, octobre 2026.

Point Brevo gratuit
Positionnement « Gratuit pour toujours », sans carte bancaire requise
Envois Jusqu'à 300 e-mails par jour, d'après la FAQ de la page
Logo « Envoyé par Brevo » Son retrait est une fonction des formules payantes
Contacts Aucun plafond chiffré pour le gratuit sur la page ; les formules payantes affichent « contacts illimités »

À retenir. 300 e-mails par jour représentent environ 9 000 envois par mois (300 × 30). C'est large pour une petite newsletter, mais une liste de plusieurs milliers d'abonnés ne se joint pas en un seul envoi quotidien. Si votre liste dépasse 300 adresses, prévoyez des envois en plusieurs lots sur plusieurs jours.

Les prix changent : consultez la page tarifs de Brevo le jour de votre inscription plutôt que de vous fier à un tableau ancien.

Que dit la CNIL de l'envoi d'e-mails commerciaux ?

La CNIL publie les règles de la prospection par e-mail (page « La prospection commerciale par courrier électronique »). Elles s'appliquent quel que soit l'outil.

Particuliers (B2C)

  • Consentement préalable libre, spécifique, éclairé et univoque : une action positive, comme une case à cocher non pré-cochée. L'acceptation des conditions générales ne suffit pas, et le consentement peut être retiré à tout moment.
  • Exception : client existant, pour des produits ou services similaires de la même entreprise. La simple création d'un compte sans achat ne suffit pas.

Professionnels (B2B)

  • Possible sur la base de l'intérêt légitime, si le sujet est lié à la profession de la personne.
  • La personne doit être informée et pouvoir s'opposer. Les adresses génériques (contact@, info@) ne sont pas soumises à ces principes.

Règles communes

  • Chaque message doit permettre d'identifier l'expéditeur et de refuser simplement de recevoir de nouveaux messages.
  • Une case pré-cochée est interdite pour recueillir le consentement.
  • Les personnes ont des droits d'accès et de rectification, avec une réponse sous un mois maximum.
  • Une plainte est possible auprès de la CNIL en cas de non-respect.

Ce que cela change pour vous. Un outil comme Brevo fournit des fonctions de désinscription et de formulaires, mais c'est vous qui êtes responsable de la collecte du consentement. N'importez jamais une liste achetée ou récupérée sans consentement. Cette page est une information générale, pas un conseil juridique.

Capture de cnil.fr : page de la CNIL sur la prospection par e-mail
Capture de cnil.fr, relevée le 20 octobre 2026.

Comment démarrer avec Brevo gratuit ?

  1. Créez le compte avec une adresse que vous contrôlez.
  2. Authentifiez votre domaine d'envoi si l'outil vous le propose, pour améliorer la délivrabilité.
  3. Créez un formulaire d'inscription avec une case de consentement non pré-cochée.
  4. Importez uniquement des contacts qui ont consenti.
  5. Préparez un premier message court avec un lien de désinscription visible.
  6. Envoyez-vous un test, puis envoyez à un petit groupe avant la liste complète.
  7. Surveillez les désinscriptions et les erreurs, et nettoyez la liste régulièrement.

Comment rédiger un premier message qui respecte les règles ?

Un message commercial correct tient en cinq éléments. L'expéditeur est identifiable : nom de l'organisation ou de la personne, adresse de réponse réelle. L'objet annonce honnêtement le contenu. Le corps va à l'essentiel : un sujet, un appel à l'action. Le pied de page contient le lien de désinscription, visible et fonctionnel. Enfin, vous pouvez rappeler comment l'abonné a donné son accord (« vous recevez ce message car vous vous êtes inscrit sur notre site »). Relisez le message sur téléphone avant l'envoi, pour vérifier que le texte et les liens restent lisibles sur un petit écran.

Quelles erreurs d'envoi éviter ?

  • Envoyer à toute la liste dès le premier jour. Commencez par un petit groupe, surtout avec un nouveau domaine d'envoi.
  • Oublier le lien de désinscription ou le cacher. La CNIL demande qu'on puisse refuser simplement de recevoir de nouveaux messages.
  • Utiliser un objet trompeur. Il dégrade la confiance et peut faire classer vos messages en courrier indésirable.
  • Ne jamais nettoyer la liste. Retirez régulièrement les adresses qui rebondissent ou ne lisent plus rien.
  • Mélanger plusieurs publics dans la même liste. Segmentez au moins par type d'abonné (clients, prospects, lecteurs).

Que mesurer après un envoi ?

Les statistiques d'ouverture et de clic que l'outil affiche servent surtout à comparer vos envois entre eux. Notez trois choses après chaque message : le nombre de désinscriptions, le nombre de rebonds et la part de destinataires qui cliquent. Une hausse des désinscriptions après un envoi indique un décalage entre ce que les gens attendaient et ce que vous avez écrit. Une hausse des rebonds indique une liste à nettoyer. Comparez toujours avec vos propres envois précédents plutôt qu'avec un chiffre moyen lu ailleurs.

Que vérifier juste avant le premier envoi ?

Une dernière passe de contrôle évite la plupart des erreurs visibles.

  • L'expéditeur : le nom affiché et l'adresse de réponse sont ceux que vos abonnés reconnaissent.
  • L'objet : il correspond au contenu du message et ne promet rien d'autre.
  • Le lien de désinscription : il est présent, visible, et vous l'avez testé en vous inscrivant vous-même avec une adresse de test.
  • La liste : elle ne contient que des contacts qui ont donné leur accord, et vous pouvez retrouver d'où vient chaque adresse.
  • Les liens du message : chacun mène à la bonne page, sans erreur de saisie.
  • Le volume : il tient dans la limite quotidienne de 300 e-mails, sinon l'envoi est découpé en lots.

Que faire des personnes qui se désinscrivent ou qui rebondissent ?

Un désinscrit ne doit plus recevoir de message : ne le réimportez jamais depuis un ancien fichier. Gardez de votre côté une trace de la désinscription, pour ne pas la perdre lors d'un changement d'outil. Pour les adresses qui rebondissent, retirez-les de la liste après un ou deux échecs plutôt que de continuer à leur écrire. Une liste plus petite et plus propre rend vos statistiques plus lisibles, et vos messages ont plus de chances d'arriver en boîte de réception.

Quelles questions poser avant de passer à une formule payante ?

Avant de payer, relevez sur la page tarifs ce qui change vraiment pour vous : le retrait du logo, les fonctions d'automatisation, la façon dont le prix évolue avec vos envois ou vos contacts. Demandez-vous ensuite si le problème que vous voulez résoudre est bien celui de l'outil. Une liste mal construite ne s'améliore pas en payant plus, alors qu'un logo gênant ou une limite quotidienne trop basse se règlent bien avec une formule supérieure.

Brevo gratuit convient-il à votre situation ?

  • Une association qui envoie une lettre mensuelle : quelques centaines d'abonnés, une seule campagne par mois. La limite de 300 envois par jour ne gêne pas, tant que la liste est envoyée en lots si besoin.
  • Un indépendant qui relance ses clients : consentement des clients existants pour des services similaires, d'après la CNIL, et une automatisation simple. À tester sur les limites du gratuit.
  • Une boutique qui démarre : e-mails d'accueil et de relance, mais le logo reste visible tant que vous n'avez pas pris une formule qui le retire. Si l'image de marque compte, comparez avec l'option payante.

Comment automatiser ses envois sans se tromper ?

Une fois la liste constituée, la tentation est d'automatiser : message de bienvenue après une inscription, relance après un achat, rappel avant un événement. Pour les scénarios qui restent dans l'outil d'e-mailing, la procédure est simple : un déclencheur (inscription, achat), un délai, un message. Pour relier plusieurs applications entre elles (un formulaire qui alimente un tableur, une notification dans votre messagerie), il faut un outil d'automatisation dédié. Ces services comptent leur usage en crédits ou en tâches, et la comparaison de deux factures n'a de sens qu'après avoir converti votre scénario dans l'unité de chacun : comparer Make et Zapier → détaille cette méthode de calcul.

Quel que soit le moyen, testez chaque automatisation sur votre propre adresse avant de l'ouvrir au public, et vérifiez que le lien de désinscription figure dans chaque message automatique.

Quelles sont les limites de la formule gratuite ?

  • 300 envois par jour : planifiez les envois par lots si votre liste est plus grande.
  • Le logo Brevo : son retrait est réservé aux formules payantes.
  • Fonctions réservées aux offres payantes : à relever sur la page tarifs (automatisations avancées, tests, statistiques détaillées).
  • Contacts : la page ne donne pas de plafond chiffré pour le gratuit ; vérifiez la limite dans votre compte avant d'importer.
Capture de brevo.com : page tarifs de Brevo (brevo.com/fr/pricing), colonne de la formule gratuite et mention « 300 e-mails par jour » dans la FAQ
Capture de brevo.com, relevée le 20 octobre 2026. Lien partenaire.

Brevo est-il conforme au RGPD, et que reste-t-il à votre charge ?

La page de Brevo sur le RGPD (octobre 2026) indique que le service est conforme au règlement depuis le 25 mai 2018. Elle précise qu'elle explique l'effet du RGPD sur l'usage de Brevo et qu'elle n'a pas valeur de conseil légal, et rappelle que vous devez vous-même expliciter l'usage des données dans votre politique de confidentialité. Brevo y promet aussi d'exécuter une demande d'effacement dans les 30 jours. La page tarifs présente Brevo comme une plateforme marketing 100 % française.

Concrètement, l'outil vous donne les moyens de respecter la règle, pas la garantie de la respecter. Il vous revient de recueillir un consentement valable, de tenir une politique de confidentialité à jour et de traiter les demandes de vos abonnés dans les délais.

Capture de brevo.com : page de Brevo sur la conformité RGPD (brevo.com/fr/company/gdpr/), passage sur la conformité depuis le 25 mai 2018
Capture de brevo.com, relevée le 20 octobre 2026. Lien partenaire.

Brevo, Moosend ou systeme.io ?

Besoin Piste
Une newsletter simple avec un éditeur français Brevo
Des scénarios automatisés Moosend (vérifiez sur sa page tarifs comment le prix évolue avec le nombre d'abonnés)
E-mailing, tunnel de vente et formation dans le même outil systeme.io, avec une formule gratuite à 2 000 contacts d'après sa page tarifs

D'autres services d'e-mailing existent, dont Mailchimp et Mailjet, que cette page ne compare pas. avis systeme.io →

Pas sûr ? Décrivez votre liste et vos envois

Questions fréquentes

Quelle est l'offre gratuite de Brevo ?

D'après la page tarifs de Brevo : « gratuit pour toujours », sans carte bancaire, avec 300 e-mails par jour. Le retrait du logo est une fonction payante, et la page ne chiffre pas de limite de contacts pour le gratuit.

Quelles sont les meilleures alternatives à Brevo ?

Moosend pour les scénarios automatisés, systeme.io pour un outil tout-en-un, ou d'autres services d'e-mailing. Voir le tableau.

Quel est le meilleur logiciel d'emailing gratuit ?

Cela dépend du volume, du besoin d'automatisation et de la marque dans les messages. Comparez les limites quotidiennes et les contacts autorisés.

Quelle est la meilleure newsletter gratuite ?

Nous ne désignons pas une seule offre. Vérifiez le plafond d'envois, la présence de la marque et les règles de consentement.

Brevo est-il conforme au RGPD ?

Brevo indique sur sa page dédiée être conforme au RGPD depuis le 25 mai 2018 et se présente comme une plateforme française. La conformité de vos envois dépend aussi de vous : consentement, information, désinscription. Voir la section CNIL.

Quelle est la différence entre mailing et emailing ?

Les deux termes désignent l'envoi de messages à une liste. « Emailing » précise qu'il s'agit d'e-mails.

Peut-on envoyer des e-mails commerciaux à une liste achetée ?

Pas sans consentement préalable des particuliers selon la CNIL. N'importez pas une liste dont vous ne pouvez pas prouver l'origine.

Combien d'e-mails peut-on envoyer par mois avec Brevo gratuit ?

La limite affichée est de 300 e-mails par jour, soit environ 9 000 sur un mois de 30 jours si vous l'atteignez chaque jour.

Brevo s'appelle-t-il encore Sendinblue ?

Non : Sendinblue est devenu Brevo. Les anciens tutoriels et les anciens prix portent l'ancien nom.

Voir aussi